Au travail , 2eme sujet : petites, moyennes ou grosses boites …

Au travail , 2eme sujet : petites, moyennes ou grosses boites …

Tadamm … Second billet a propos de mes différentes expériences de production.

Cela fait désormais 7 ans que je travaille dans le domaine de la 3d. De la pub, au long métrage en passant par les clips musicaux et les cinématiques de jeux vidéos. Tout au long de ce parcours j’ai pu observer la structure de chacune de ces boites, leur fonctionnement, ce qui marchait, ne marchait pas. Je vais donc essayer d’en faire une synthèse au travers de plusieurs billets. Voici donc le deuxième billet de la catégorie Je vous invite par ailleurs a réagir en exposant vos expériences propres afin d’enrichir le débat.

Dreamworks Logo Blur Logo Partizan

Les thèmes restant a aborder dans de futurs billets:

  • Le type de projets
  • Structure technique (render farm, réseau, linux ou Windows…etc)
  • Structure humaine, organisation, hiérarchie
  • Pré-production d’un projet
  • Production, outils, techniques
  • Finalisation de projet, processus d’approbation

Petites, Moyennes ou Grosses Boites.

Bon encore une fois j’ai expérimenté 3 tailles de structures. Je vais donc essayer de décrire l’ambiance de travail, la structure hiérarchique et les moyens techniques ainsi que la question financière.  Ces thèmes seront survoles car certains feront l’objet de billet plus approfondies comme le suggère la liste ci-dessus.

Petite équipe a Partizan Midi Minuit:

En ce qui concernait le département 3d nous n’étions que 4, jusqu’a 6 ou 7 lors de l’intégration de free lances. La boite comptait un peu plus de monde ( une 20aine en tout) mais leur activité était surtout orientée vers la production audio visuelle classique. La cellule 3d tournait donc avec un nombre très réduit, mais la structure accueillante fournissait des moyens financiers et techniques ( salle de montages, réseaux de distribution…etc) dont peu de petites structures bénéficient a leur création. Outre le fait que je connaissais déjà les deux instigateurs de la cellule 3d ( Loic et Aurelien) pour avoir fait parti de la même promo a Supinfocom, l’ambiance dans une structure de si petite taille est cordiale. D’un autre coté les tensions peuvent monter très vite du fait de travailler toujours avec les mêmes personnes. Mais je ne connus pas ces difficultés durant cette période. Je crois que le principal avantage d’une petite structure vient du fait de la proximité entre les gens la constituant, des reflexes s’installent, la communication devient plus directe et franche, et si les gens s’apprécient le travail devient agréable et harmonieux.

D’un point de vue technique cela offre énormément de flexibilité, la ou les moyens sont souvent faibles en terme de render farm ou de développement d’outils internes ( scripts et autres plugins) , il est très facile d’intégrer de nouveaux logiciels du commerce et de faire évoluer ses méthodes de travail quasi projet après projet. Je me rappelle sur la production du clip Snooze avoir fait les nuages sur 3dsMax car lightwave ne nous donnait pas de résultats satisfaisant, dans les délais de production du clip ( 2 mois pour 4 artistes, du premier script au montage final) cela aurait été difficilement gérable pour un studio de taille relativement importante d’intégrer sans période de pre-production un autre logiciel au pipeline ou de développer un outil pour palier a ce manque. Par ailleurs nous utilisions Windows 2000 a l’époque et non Linux car nous tournions sur Lightwave/3dsMax et Combustion. Le besoin d’une plateforme Linux ne se faisait pas ressentir du fait de l’absence d’un pipeline complexe.

D’un point de vue financier en revanche une petite structure offre peu d’options, il est difficile de négocier une augmentation de salaire, tout comme la question des heures supplémentaires rémunérées ou pas est délicate. Cela dit je n’ai pas vraiment souffert de cela au sein de partizan puisque je ne suis reste que deux ans et que nous n’avons pas accumules beaucoup de charrettes.

Le véritable problème dans une petite structure finalement c’est de ne pas se lasser de la routine qui se crée dans le groupe : jouer a Quake 3 tous les midis pendant 2 ans :) .

Une structure de taille moyenne a Blur Studio

Durant les 4 années passées a Blur, le studio oscilla entre 65 et 80 employés. Le changement fut assez exhubérant , il règne une vraie logique d’entreprise familiale a Blur: Le studio est constitue d’un grand open space ou tous les artistes travaillent de visu disposant de vastes station de travail. On y trouve des boissons de toutes sortes a disposition gratuitement, des snacks , de quoi manger etc… mais aussi une salle de jeu avec billard, consoles, bornes d’arcades, table de ping pong et baby foot. Des la première année nous étions invites au Siggraph au frais de la boite, nous avons eut le droit a beaucoup d’évènements pour souder le groupe. Ainsi toutes les deux semaines nous avions un repas ou nous pouvions inviter amis et familles au sein de Blur. Tim Miller ( le patron de Blur) sur le même calendrier faisait un rapport d’activités devant l’ensemble de la boite , ce qui était l’occasion de parler des projets futurs, des perspectives pour le long terme, mais aussi de présenter les nouvelles recrues ou d’annoncer le départ d’un artiste. Cette énergie fut vraiment une surprise pour moi. En l’occurrence je pense vraiment que cela est due non seulement a la taille de l’entreprise mais aussi au fait que cette logique familiale est beaucoup plus répandue aux USA.

D’un point de vue organisation de travail , la réactivité a Blur était élevée, et les gens compétents dans divers domaine. Ce qui donnait l’occasion de trouver de l’aide rapidement en cas de problèmes épineux. Le fait d’être rassemblés dans l’open space permettait aussi de se connaitre plus rapidement.

Outre le cote familiale, Blur nous a toujours fournis des moyens techniques derniers cris. Nos stations de travail étaient mises a jour quasi annuellement, nous disposions de deux écrans, les modeleurs frimaient avec des cintiq 21. La Renderfarm grossissait sans cesse ( plus de 300 unités environ a mon départ l’an dernier). De même le pipeline basé autour de 3dsMax évoluait sans cesse au gré des requêtes de chacun. Nous utilisions Windows et non Linux encore une fois du fait de notre logiciel principal (3dxMax) ne tournant pas sur Linux. Le pipeline aurait surement bénéficié d’un passage sur Linux, pour des raison de sécurité, de gestion réseau et de stabilité, mais Windows n’a jamais était un handicap majeur.

Du point de financier je fus surpris de recevoir annuellement ( sans sollicitation de ma part) une augmentation se chiffrant généralement avec un pourcentage a deux chiffres ajustée sur mes performances. Franchement une différence majeure avec la France. Et je ne crois pas que a ce niveau les seules charges sociales soient responsable d’une incapacité des entreprises française a augmenter régulièrement leur employé. Mais cela pourrait surement faire l’objet d’un article a part pour parler une bonne fois pour toutes sans tabou des rémunérations dans le métier. En revanche Blur ne roulant pas totalement sur l’or, les heures supplémentaires étaient compensées en jour de congés (pas forcement sur un ratio 1 pour 1) ce n’est pas franchement une solution idéale, et le rythme de travail a Blur a put être intense parfois, mais la boite n’avait pas beaucoup d’autres options. Cela dit les dernières années la situation s’est beaucoup améliorée et les heures sup se sont faites plus rares et se rémunérées.

Ah j’allais oublier la aussi pendant 4 ans, quelques parties de Quake 3 après manger, et généralement le soir tard pendant les charrettes histoire de se détendre un peu :).

Un studio de grande taille a Dreamworks Animation

Bon alors forcement le changement ici est encore plus grand et accentue les lignes qui peuvent se dessiner quant au entreprises de plus petites tailles. Tout d’abord le nombre d’employés : 900 au campus de Glendale, environ 400 au campus PDI a San Francisco. Rien dans mon departement ( en lighting nous sommes environ 70 sur le campus de Glendale).

Dans le même registre que Blur , Dreamworks cherche a reproduire une structure familiale, offrant une salle de jeu avec billard, console et borne d’arcades. Des tables de ping-pong, des baby foot, il y a même un terrain de basket improvise a l’arrière du parking. De plus comme la compagnie est loin d’
être pauvre , nous avons le droit au petit déjeuner offert tous les matins, ainsi que le déjeuner tous les midis que nous pouvons déguster tranquillement au soleil grace aux multiples tablées répandues sur le campus ( voir le billet sur le campus). Pour couronner le tout la salle de projection ( qui est une salle de cinéma standard d’environ 300 places) est utilisee deux fois par mois pour la diffusion d’un long metrage sortie dans le mois. Outre tout ça un département évènementiel organise régulièrement de quoi amener un peu de piquant au studio ( carnaval, concours de costume pour halloween, tournoi de poker contre Jeffrey Katzenberg ( le patron), etc…) Il est clair que plus une boite a de l’argent plus elle peut passer de temps a fournir loisir et divertissement a ses employés. Cela ne se pratique pas dans tous les secteurs d’entreprises, mais bon forcement dans le milieu de l’animation il semble que ça colle un peu plus.

D’un point de vue gestion du travail forcement la hiérarchie est plus importante et la réactivité est amoindrie par le nombre d’intermédiaires. La plupart des employés travaillent dans des cubicles ou des petits bureaux rarement a plus de 4 personnes. Ce qui restreint les rencontres et l’interaction avec le reste de son département. De même entre département cella prend beaucoup de temps de se familiariser avec ses différents interlocuteurs, la communication se faisant souvent par messagerie instantanée , email ou téléphone.

Question technique forcement les moyens sont au rendez vous, pas forcement uniquement au niveau des stations mais surtout de l’infrastructure, nous disposons par exemple d’une salle de vidéo conférence grandeur nature HD pour communiquer avec le campus a San Francisco. De même la render Farm est absolument démente : prés de 7000 postes. Un seul regret nos stations disposent finalement de peu de Ram ( 4go, peut mieux faire il me semble).

Du point de vue financier je n’ai pas encore tous les détails car je vais négocier mon prochain contrat bientôt ( si jamais on me propose un autre contrat bien entendu). En revanche nous devrions recevoir un bonus plus que généreux du fait des bonnes recettes sur le territoire américain des deux films sortis l’an dernier ( Shrek 3 et Bee movie). Toutefois un point important les heures sup sont rémunérés et très correctement +50 % en semaine et samedis, et +100% les dimanches ou au delà de 12h de travail quotidien. On est bien loin des 25 % de m’sieur Sarkozy… Un dernier point nous sommes syndicalise sous la Motion Picture Union via l’Animation Guild, ce qui nous offre une couverture sociale décente, et un plan de retraite intéressant, ainsi que un conseils quant a nos droits accessibles facilement , merci a la Guilde :).

Pour résumer :

plus l’entreprise est grande et plus j’ai gagne en confort de travail, en protection financière, et dans le même temps la communication et l’interaction devient plus diffuse, lente et légèrement anonyme.

Je suis assez content d’avoir pu expérimenter chaque situations et aucune d’entre elles ne me sembleraient difficile a revivre. Ayant eut un parcours plutôt heureux je serai curieux d’en apprendre un peu plus sur VOS expériences, qu’elles aient été difficiles ou agréables.

Petite Update : rajout du texte de l’edito ecrit pour 3dvf le 25/02/08

Simplement pour raccrocher les wagons car certains commentaires font reference a ce texte :)

”Voila désormais 5 ans que je vis en Californie et mon départ fut motivé par une offre d’emploi de Blur Studio. Ma situation m’a longtemps fait réfléchir sur les causes profondes de mon expatriation. Il convient de remarquer que ce phénomène de départ vers l’étranger a explosé ces 10 dernières années et cela soulève une question : Pourquoi tant d’artistes de l’image quittent la France pour partir vers l’étranger et en particulier les USA et l’Angleterre? Comment faire pour que cette mécanique s’enraye et que les talents veuillent rester en France ?

Je distingue plusieurs facteurs déterminants:

Le saint graal : l’argent ? Je ne crois pas que ce soit la motivation première pour partir vers l’étranger, mais ce serait sûrement le plus gros point d’ancrage pour maintenir les talents en France si les salaires étaient plus élevés. Il ne faut pas se leurrer la répartition des salaires n’est pas aussi équitable en France qu’elle ne l’est aux USA ou en Angleterre. Bien évidemment le fait qu’il y ait plus d’artistes que de postes à pourvoir tire les salaires vers le bas.

Un détail : il existe des syndicats pour les animateurs aux USA mais pas en France, c’est le monde à l’envers. Ces syndicats aident au maintien des salaires qui sont aussi généralement ajustés sur le coût de la vie. De même l’encouragement par des hausses de salaire reste très sporadique en France contrairement aux USA ou les entreprises fidélisent leurs employés via des augmentations annuelles (tournant autour de 5 a 30 %) ajustées sur les performances. Il serait de bon augure que les salaires français dans l’industrie de l’image suivent cet exemple. Bien entendu cette logique est assujettie à la santé économique du marché français, mais je ne peux pas croire que c’est la crise non stop depuis 10 ans.

Des projets qui font rêver. Les projets sont rarement de grande envergure (entendez long métrage d’animation) par manque de capitaux, on dénote un manque de prise de risque des investisseurs français. Il semble aussi qu’il soit très difficile d’attirer de capitaux étrangers. Il me semble aussi que le savoir faire dans la création de film d’animation est loin d’être du même niveau, non pas que les boites françaises en soient incapables. Simplement je pense qu’elles sont persuadées de leur méthodes et ne se remettent pas en question après leurs échecs.

Il y a bien quelques exceptions mais bien trop peu pour un pays ayant une telle production audiovisuelle.

Je tiens toutefois à contrebalancer en soulignant le dynamisme français concernant les publicités et les clips musicaux qui sont souvent des projets de très bonne qualité, ce qui est en moyenne plus rare aux USA. Je me demande aussi à quel point la langue française reste un rempart : pour travailler avec des équipes multiculturelles, pour adapter l’humour d’un film à un public autre que francophone, pour établir un plan marketing de qualité dans les pays anglo-saxons …etc.

Trouver un travail, tout simplement ?

Pour certains il devient plus facile de décrocher un premier boulot à l’étranger qu’en France. En effet le marché semble saturé d’étudiants et de jeunes autodidactes. Ce qui ne serait pas un mal si la même dynamique existait quant à la création de nouvelles entreprises et le captage de nouveaux projets sur le territoire Français.

De mon avis pour qu’un tel dynamisme s’installe il faudra qu’il y ait un précèdent : qu’une entreprise soulève des capitaux important acceptant un facteur risque, mette en place une politique des salaires hauts, recrute de manière internationale des talents expérimentés pour encadrer les talents français et que cela mène à un succès international via un projet de qualité. Il n’y a toujours pas un seul studio employant plus de 300 personnes sur des projets réellement ambitieux. C’est sûrement cette génération d’immigrés qui pourra donner un coup de pouce et rénover un peu l’animation française en mettant à profit leur expérience, lors d’un éventuel retour en France.

Toutefois, les talents auront toujours envie de voyager, de découvrir de nouveaux horizons…”

19 Responses to Au travail , 2eme sujet : petites, moyennes ou grosses boites …

  • blue

    Salut Zeb Toujours aussi sympa tes billets. :) Ta conclusion résume bien la situation, je trouve. Juste un petit ajout, plus la boite est grosse plus tu es spécialisé et moins tu as de chances d’avoir de charettes (dans le sens ou si ça dérape de trop, ça embauche plus facilement et la boite à moyen d’acceuilir plus facilement du renfort). Passer par une petite boite, c’est pas mal quand tu commence à bosser pour toucher un peu à tout. Après la taille, c’est plus une question de gout sur les projets (petite pour les pub, institutionnel… moyenne ou grosse pour la série, long). Sinon pour les conditions de travail, en france on est loin des avantages des us (tu es peut être aussi passer par les ‘bonnes boîtes’). Beaucoups de structures sont très fragile financièrement et souvent avec une gestion approximative, alors c’est plutôt je te prends, je te jette. Les heures sup connaient pas. Les augmentations, il faut y aller avec le casque lourd et la sulfateuse. La reconnaissance est inexistante, tu n’es pas content la porte est grande ouverte. Les choix techniques et organisationnels sont parfois fait en dépit du bon sens… On a clairement pas les mêmes moyens que les boîtes us mais pas seulement. Souder une équipe, c’est du management, je l’ai rarement vu faire et avoir de bonnes conditions de travail permet d’obtenir de meilleurs résultats et/ou de faire des économies. Non, ce n’est pas absurde. Ca manifestement en france, on ne l’a pas compris (pas que spécifique à l’audiovisuel d’ailleurs). Dommage. Ca ‘tient’ parce que les infographistes sont motivés et se serrent les coudes mais combien de temps ? Ma vision peut sembler pessimistes pour certains pourtant je m’en sors mieux que la moyenne je pense.

  • Carambaz

    Merci beaucoup pour ton billet. En le lisant, ça me donne encore plus envie de bouger de France, ne serait-ce que pour un temps. Je reste assez optimiste pour la situation en France, même si ce n’est pas tellement facile pour le moment : les choses vont progressivement changer et mûrir ( surtout avec l’élargissement de l’Europe). Il est clair que l’on ne peut pas continuer à travailler dans ces conditions actuelles en France ( surtout au niveau du management et de la gestion du personnel ).

  • honhil

    Personnellement je ne pense pas que la situation s’améliorera. Il ne faut surtout pas croire qu’avec l’ouverture des frontières et l’Europe qui se consolide que les infographistes 3D français auront plus d’opportunité.
    Nos compatriotes européens ont autant de talent que nous et leurs pays ne pourront pas accueillir toutes les promos sortant de nos écoles d’infographie.
    Je remarque tout de même qu’il y a bien plus d’offres qu’avant dans le domaine du jeu vidéo pour des emplois hors de France.
    L’avenir pour les futurs infographistes 3D est peut-être hors de France…

  • Zeb

    Je voulais pas forcement , tourner mon post en une comparaison entre la France et les US, mais bon. Une chose est certaine que ce soit en France ou en Europe, le changement ne tient qu’a la volonté de quelques entreprises de faire changer la donne. Par exemple concernant Blur, nous étions souvent en concurrences avec des boites française pour les budgets. Rien n’empêcherait a mes yeux que ces boites puissent offrir donc plus de conditions de confort dans le même registre que ce que Blur faisait . Mais il y a un problème de mentalité et une volonté de faire de l’argent a court terme en France.
    Toutefois le jour ou une boite sera prete a sacrifier ça pour le long terme , et a offrir les meilleurs conditions possibles, financières, mais aussi de considération ( augmentation régulière, et communication au sein de la boite) vous verrez du changement. Une seule boite de cette qualité avec des projets top, et les autres souffriront de désertion. C’est d’ailleurs un peu ce qui c’est passe c’est dernières années avec les US et l’Angleterre.
    Peut-être bientôt ce phénomène se reproduira entre boite française, allez un peu d’espoir tout de même :)

  • Raist

    Bonjour Zeb et tout dabord merci pour ton billet, il est constructif et bien “pondu”, je suis completement daccord avec toi en ce qui concerne les mentalités française, je suis actuellement dans une entreprise de petite taille, hélas l’ambiance n’est pas franchement cordiale, nous ne sommes que 5 permanents, 2 infographistes et 2 commerciaux +1 (le patron) et l’ambiance y est austère voire exécrable…
    Le problème (ce n’est pas ma premiere expérience je tiens à le souligner) est qu’en France on cherche vite le pognon sans se soucier de la façon de l’obtenir, certains diront que les difficulté sont liées aux prix du marché, que l’on doit sans cesse être concurenciable, moi je pense que ces commerciaux (client et interne) ne savent jamais vraiment de quoi ils parlent et fixe des prix à la louche, sans jamais chercher plus loin, et comme ils se plante forcément la premiere fois, il s n’arrivent plus à vendre les même choses à des prix plus élevé… et comme chacun le sait ce n’est jamais la faute au chef.. ça nous retombe forcément dessus, on doit faire des heures pour récupérer les $ù$***ùp de ces gens là, et si on depasse ce qui a été devisé et bien c’est qu’on est des billes… Bref la reconnaissance = 0, les heures => “hé ho t’as un salaire hein tu vas commencer à te plaindre non plus”, les augmentations = “les quoi? ça me rapporte pas ça pourquoi je t’en filerai???”… enfin voila deja 4 ans que je bosse dans la 3d et je n’ai eu que ce genre de mentalité… Je commence à désespérer… Finalement c’est nous qui somme trop bête, on devrait tous arreter de bosser, les scénaristes ils font ça là bas ^^ . Sinon pour ton prochain billet sur les salaires tu peux compter sur moi, mail moi si tu veux, quand tu veux ;-) ++

  • QLoTé

    Super cet article!! Perso moi je suis encore étudiant mais ton parcours est génial. Sa donne envie! Mais sa fait réfléchir car je ne pensais pas encore a ma vie dans une entreprise. En tout cas bonne chance a tous :)

  • Pizzaman

    Salut Zeb, En tant qu’ancienne connaissance de Supinfocom, je trouve instructif d’avoir des nouvelles des parcours de chacun, et dieu sait que le tien semble s’être pas mal goupillé. La lecture de ce petit topic m’a inévitablement donné l’envie de créer un article avec possibilité de voter et de noter les boites du marché. Il me semblerait intéressant de voir réunies toutes les expériences (humaines et autres) des gens du métier, et qui sait, avec un peu de pression, se voir offrir la possibilité de dénoncer les excès de certaines entreprises (impayés, excès d’heures, etc.).
    Il serait aussi temps que les graphistes français abandonnent leur identité d’artistes incompris qui les confinent à l’âge de l’enfance, pour enfin se dresser face aux employeurs qui abusent de leur position : Manque d’argent, mensonges sur les budgets, mise en avant du pseudo intérêt des prods pour justifier des salaires minables, menaces d’un éventuel chômage, j’en passe et des meilleurs.
    Pour tout ceux qui acceptent de travailler pour trois francs six sous, n’oubliez pas que vous pervertissez le marché de l’animation, et abaissez le salaire de ceux qui estiment encore que ce metier nécessite une compétence qu’on ne peut payer au smic. Certes, le milieu peut paraître saturé et ultracompétitif, mais ce n’est pas en abaissant son salaire jusqu’à un niveau inacceptable que l’on gagne le respect de son employeur… bien au contraire. De plus, cette erreur pousse les clients à réévaluer le cout des productions au rabais, et donc à les faire se garder un maximum de marge.
    Il devient vite evident que tant que les graphistes n’auront pas COLLECTIVEMENT compris qu’un minimum de respect de soi est nécéssaire face à une entreprise, alors il sera impossible dans ce pays d’acceder à un salaire correct et de pousser nos dirigeants à remplir leur part du contrat honnêtement. Alors en effet, cela fait drôle de travailler à l’étranger et de se rendre compte du fossé
    culturel qu’il existe entre les patronats d’ici et d’ailleurs… mais n’avons nous pas notre
    responsibilité dans l’acceptation du n’importe quoi pourvu que je fasse mon trou dans ce milieu privilégié… qui de toute facon ne le sera plus longtemps si personne n’ose. Apres notre responsabilité personnelle, 100% d’accord avec le dignostic de Zeb : La première boite francaise qui osera s’aventurer sur le terrain de l’humain a de beaux jours devant elle.
    Tout cela pour finir sur le gachis de compétences que représente notre pays : j’en veux à ceux qui ne veulent plus partager le gâteau et qui ne permettent plus à la France de s’offrir ses meilleurs éléments. Ils ont depuis longtemps compris qu’il ne leur restait qu’à aller chercher du travail ailleurs pour être récompensés de leurs efforts. A bon entendeur… Zeb, reviens en France créer une boite, il est temps de récupérer les dixaines d’années de retard de ce pays ;) PS : C’est important : L’entreprise, c’est comme en politique, on a les dirigeants qu’on mérite…

  • Pizzaman

    Ah oui et aussi… j’ai eu l’occasion de tester différentes tailles de boite (en France), toutes en CDI. Grosse boite :
    – Le métier nécessite parfois de se spécialiser, ce qui est un bon point pour certains, ce que je déteste par dessus tout…
    – Le nombre d’employés impose souvent une hiérarchisation des salaires, qui ne reposent alors plus sur les compétences, mais sur l’ancienneté (quelques exceptions tout de même)
    – Votre patron ne vous connait pas, et par la même est moins susceptible de négocier vos augmentations… il vous demandera de partir en général.
    – Le boulot de graphiste en corrélation avec des développeurs est une bénédiction qu’il faut avoir au moins une fois essayé dans sa vie.
    – Souvent, un partenariat avec un fabriquant de matériel permet de profiter des dernières innovations technologiques.
    – Vous avez des chances d’éviter de faire du Loréal toute votre vie… Petites boites :
    – Votre salaire peut exploser si vous savez prendre votre place…
    – … ce qui peut vous amener à faire du Loréal toute votre vie :)
    – Les projets sont inévitablement voués à l’urgence et donc aux nuits. Libre à vous d’essayer d’en profiter au niveau salarial.
    – Votre patron est votre meilleur ennemis et le côté affectif est à double tranchant. Il impose régulièrement un sacrifice de la vie de famille que ne justifie pas la qualité des productions, à vous de voir si c’est supportable.
    – Tout ça conduit généralement à une ambiance un peu “mercenaires roots” que le graphiste français est susceptible d’affectionner. On est fatigué, on rit de sa fatigue, on rit de la fatigue des autres, puis on pleure. Y’a de l’émotion. Voila, en relisant, je crois que la balance penche sévèrement d’un côté… à moins que vous ayez un attrait particulier pour l’argent. Mais dans ce cas là, je vous conseille de devenir réalisateur…

  • S79

    hmmm, la langue francaise n’est qu’une barriere? a bruxelles (chez nwave) on a des etrangers non-francophone…. (canadiens, australiens,us,indien, hollandais…).

  • Zeb

    @ S79
    Je ne suis pas sur de comprendre ton point d’interrogation … chez nwave vous communiquez en anglais avec les internationaux ou en francais ?  Je penses que tu faisais reference a l’edito de 3dvf ou je me demandais si la langue etait une barriere pour les entreprises francophone afin de monter des equipes internationales . Je crois que la belgique, le luxembourg ( Oniria fut tres internationale comme boite) demontre le contraire mais leur position d’ouverture vis a vis des langues me semble important a souligner, je ne suis pas sur que l’on puisse observer souvent le meme phenomene sur le territoire francais ( fierte nationale de la langue, ou inaptitude a maitriser un anglais basique ? ) @Pizzaman :
    salut l’ami, merci pour ton temoignage. Je dois avouer que si j’avais un peu plus de temps a ma disposition je me serai bien lance dans la creation d’un site permettant de temoigner ( en tout bien tout honneur et sous moderation) des entreprises formant le secteur de l’infogrpahie 3d. Mais bon c’est un sacre boulot.
    En tous cas ton second commentaire me donne a nouveau des arguments pour soutenir les structures de tailles moyenne qui peuvent allier les avantages des deux extremes.

  • OliveUK

    Les cas de Dreamworks et Blur sont difficilement comparable aux boites francaises car ces deux boites existent depuis des annees et font suffisamment d’argent pour donner des bonnes conditions de travail a leurs employés. Rien que dans les effets speciaux que je connais bien car j’ai habité a Londres pendant pas mal de temps, pratiquemment toutes les grosses productions americaines (“Blockbusters”) donnent a peu pres 300 plans a Framestore, Double Neg ou MPC alors que les rares Buf et Mac Guff ne recuperent pas plus de 5 plans. (je n’habite plus en France depuis un moment donc corrigez moi si je me trompe). Aux dernieres nouvelles MPC aurait decroché 900 plans sur Narnia2. Ca permet de payer de bons salaires et d’offrir de bonnes conditions de travail ca. Tiens d’ailleurs au cas ou personne ne s’en serait rendu compte. La plupart des etudiants des Gobelins ou Supinfocom se retrouvent a Londres ou etats unis apres avoir passé leur diplome. Rare sont les diplomés qui restent en France. Olive

  • Zeb

    Je suis d’accord que Dreamworks est un cas peu comparable mais uniquement du fait du financement hallucinant de depart( 1 milliard de dollars de la part de Paul Allen). Mais blur est une boite qui a un peu plus de dix ans d’existence et s’est fonde avec des investissements personnels tres peu eleves ( 4 employes pendant la premiere annee).
    Maintes boites francaises sont plus agees et brassent plus de thunes que Blur je peu te l’assurer. De meme blur est en concurrence avec beaucoup de boite francaise, ce qui appui mon axe de comparaison.
    Buf recupere souvent des quantite de travail equivalentes a ses concurrents Anglais, mais de maniere moisn reguliere c’est vrai.
    La quantite de plan n;a rien a voir avec le salaire car plus de plans = plus d’employes. Je ne vois pas tres bien le rapport en general plus on a de plans plus les tarifs baissent : les fameux discount, et plus la prise de risque de la boite est important ( pouvant accumuler des retards ou perdre des sequences au profit d’autres boites) Concernant Sup ou le Gobelins c’est vrai qu’ils sont nombreux a partir a l’etranger ( j’en fait partie :) ) mais beaucoup travail en France avant ou apres, mais la majorite ne quitte pas la France non plus. Un point a noter , pour partir aux USA, en Australie ou en Nouvelle Zelande, avoir un diplome reconnu bac + 4 aide enormement a l’obtention de Visa, ce qui explique aussi cette facilite a migrer.

  • Néo Créa

    Hello Zeb, Tout d’abord félicitation pour ce billet extrêmement intéressant!
    Je voulais rajouter quelques lignes pour parler un peu de la vision que j’ai des entreprises de créa. Je suis un graphiste 2d/3d autodidacte, n’ayant aucune expérience professionnelle en créa, ni diplôme, j’ai lâché un taf de chef de rayon après 8 années de service, pour me lancer en infographie.
    Tu peux t’imaginer que me faire embaucher par une entreprise est extrêmement difficile, je ne peux justifier du strict nécessaire à l’embauche. Et pourtant, cela ne retire en rien mes qualités dans ces domaines. Il semble que le papier soit plus important que l’esprit…
    L’autre point que je voulais souligner est la baisse continuelle du pouvoir d’achat en France depuis 2002 (euros?). Ayant des années d’expérience en grande distribution, j’en ai été largement témoin, des baisses de chiffre d’affaire partout sur le territoire, dans quasiment toutes les branches d’activité. Ma décision de basculer en infographie a d’ailleurs été motivé par le manque de ressource que l’on a à la fin du mois. Pour parler salaire, j’étais à 1500 euros net ( 1870 brut ), certains vous diront que c’est un bon salaire, pour ma part, il est très difficile lorsque l’on est seul avec si peu de revenu de vivre correctement en France, surtout en région parisienne… Baisse de pouvoir d’achat qui va en s’accentuant d’ailleurs, on en a, à vu de nez environ, 10 années de difficultés économiques (avez vous remarqué que les prix des produits de grande consommation ont explosé ces dernières années?) Il n’y a pas de pénurie de ressource ( infographiste), mais il y a bien une crise de l’argent ( que l’on souhaite dépenser ) en France. Comme tu l’as souligné, ainsi que tous les autres sur ce blog, le métier d’infographiste est mal connu et reconnu en France. Très souvent, les salaires se négocieront vers le bas. Et vraiment je trouve inacceptable que des entreprises proposent des salaires à la limite du smic pour des emplois nettement qualitatif. Où vas t-on? Ce phénomène n’aura pour conséquence que de TUER LE METIER! Nous sommes avant tout des artistes, notre travail mérite récompense. Malheureusement, ici en France, très souvent notre travail ne sera pas correctement évalué ( pas seulement dans le domaine de la création d’ailleurs ). J’imagine mal trouver un travail en infographie, et toucher encore moins que ce que je gagnais en étant chef de rayon ( retour en arrière? certainement pas…). Par exemple cet semaine, j’ai reçu un mail pour une offre d’emploi, en 3d et 2d, je me déplace, me fait beau, et je tombe sur une entreprise qui veux quelqu’un pour faire du web avec des compétences en 3d et 2d. Je leur ai montré mes travaux en 2d, 3d, 4d (vidéo), ils n’en avaient rien à foutre (pardon pour ce mot mais ça reflète mon désappointement…) de ce que je leur montrait. Pourtant, mon travail est très qualitatif ( près de 12 années à passer des nuits blanches en autodidacte pour apprendre et évoluer…). Cerise sur le gâteau, lorsqu’il me demande mes prétentions salariales, je lui annonce que je me calque sur le minimum qu’il annonçait sur leur offre, soit 30 k euros annuel brut soit 2500 brut au mois, soit 2000 euros net environ… Et là ils me regardent comme si j’étais un idiot (si si ça m’a donné cet impression…), et il m’annonce qu’il ne faut pas se fier au salaire sur leur offre, et qu’ils embaucheraient une personne spécialiste pour ce poste, avec les diplômes pour 2000 ou 2200 bruts…soit 1600 à 1760 euros mensuel…à peu de chose près mon salaire de chef de rayon… Cette annonce ne m’étonne en rien et reflète un peu le malaise que l’on peut avoir dans le métier de l’image, c’est à dire peu de reconnaissance du métier. Pour finir, il m’annonce qu’il faut que je revois mes positions salariales face à la réalité du marché… Où va t-on encore? Vas t-on voir des graphistes travailler à la chaine avec des salaires outrageant? Je pense que les moyens financiers sont là, mais que les entreprises ne veulent en aucun cas prendre de risque, ils sont les premiers à savoir que le pouvoir d’achat, et donc l’économie va mal depuis quelques années. Et malheureusement, gèlent les salaires… Pourtant, ce n’est pas en baissant les salaires, que les entreprises seront compétitives, au contraire, la qualité baissant forcément indirectement… Je pense que pour que la situation en France se débloque, il faut que les entreprises prennent de gros risques par exemple en faisant des gros projets full 3d type shreck, ou ratatouille ( En France, nous avons ce potentiel en +…). Si une seule entreprise réussi à faire ça, avoir un succès en anim full 3d dans les box office, je pense que là il y aura de nouveau du dynamisme, les entreprises Françaises se lanceront dans cette épreuves de créer de gros projets, et avoir une reconnaissance en dehors même de l’hexagone. La fuite des créatifs hors du territoire serait amoindri, et nous pourrions jouir j’espère d’une réelle reconnaissance du métier si un seul projet faisait un gros carton… En conclusion, il est clair que plafonner et limiter le revenu du créatif ne vas pas pour arranger les choses, les qualités iront de pair. Pourtant, l’espoir se situe sur ce point, la qualité des consoles, et du matériel home tirent l’envie du meilleur, par le grand public, vers le haut. Et j’espère, doigts croisés, que cela va permettre l’émergeance d’un réel nouveau souffle dans l’industrie. J’espère ne pas avoir pollué ton blog Zeb, merci d’avance de m’avoir accordé un peu d’espace pour parler de mon ressenti. :-)

  • Zeb

    Hey Neo :)
    non franchement c’est loin d’être de la pollution que tu fais la mais une très bonne contribution. J’abonde dans ton sens quand au fait que dans l’infographie et les métiers passion en général l’entreprise a une fâcheuse tendance a faire sa marge sur les salaires maintenus au plancher.
    Concernant le déclic pour faire un film a portée internationale et affichant une politique des salaires a la hausse je penses de plus en plus que cela prendra forme tôt ou tard et surement sous l’impulsion d’expatriés sur le retour ayant vécus des expériences enrichissantes a tous les sens du terme.

  • Django

    Salut a tous ! merci pour le billet blablabla blablabla … ;)
    En tout cas merci d’ouvrir le debat et l’espace pour en discuter !
    ( les 2 a la fois ca merite d’etre souligné ) Juste pour apporter ma pierre a l’edifice :
    +10 ans de 3D …. je crois que j’ai fait le tour des grosses boites parisiennes
    Du CDI , de l’intermittent, ma boite a moi …. je crois que j’ai fait le tour . Constat brut :
    les salaires BAISSENT .
    j’ai de plus en plus de responsabilités sur des projet de plus en plus gros .
    Et mon salaire baisse … Pas que je traine des casseroles ! Mais chaque changement de boite me confronte a des grilles de salaires toujours plus basses … generalement on coupe la poire en 2. Les charettes, elles ne changent pas et s’invitent tjrs aussi souvent .
    Les competences continuent d’etre plus pointues .
    “ca c’est du realflow / ca c’est du fluid / la il faut le displace de renderman …..”
    “la il faut un tracker senior / la il faut du motion control”
    enfin, vous connaissez le tableau . La nouvelle generation est a moins de 100 euros jour . …

  • imothep85

    Et la Belgique, hein??? c’est francophone la Belgique, mais cest tellement petit qu’on l’oublie au passage :D ( Note de Zeb: n’ayant pas d’expérience en Belgique je n’ai pas aborde le sujet géographiquement )
    En belgique les salaires sont VRAIMENT execrables, dans le domaine de la Post-Production, sans oublier LES HEURES SUPS, JAMAIS JAMAIS JAMAIS payees, ou alors vous devrez en venir aux menaces verbales…ou mieux faire appel a votre syndicat :D
    De plus les boss sont des incompetents notoires, impossible de commencer dans les details car le domaine est trop vaste, je parle des boites, pas des freelances, les boss n’ont AUCUN passe artistique, ni talent, ils ont le fric, ils ont la grande geule, et savent vous faire payer pour la moindre connerie quils ont foirees, en gros, les gens sont des tetes a claques, je le sais par experience…. c’est pourquoi je ne travaille plus du tout pour la belgique.
    De plus le fait de RABAISSER, STRESSER, SOUS PAYER ses employes en Belgique, est un sport national et ils devraient tous recevoir un oscar en or massif tellement dans ces domaines ils sont pros.
    INCAPABLES de gerer le stress, INCAPABLES de differencier problemes personels et le travail ils debarquent sans crier gare et vous font RE-PAYER pour des problemes qui n’ont aucun rapport avec vous en general…Le plus degeulasse c’est la NON RECONAISSANCE DES TALENTS,AGE-EXPERIENCE des personnes, je ne trouve pas de mot pour decrire ca…
    Pour ma part j’ai bosse aux usa, a NY, et les salaires sont hehehe…tres HAUTS, ici en SUEDE ou je bosse les salaires ont assez eleves mais ATTENTION quans vous faites votre contrat car ici y a a enormement de taxes et une grosse part pour les assurances maladies, retraite et chomage, ce qui est tres bien.
    Ce genre de comportement BARBARES, STUPIDES ET ATTARDES, que la pluoart des boss en belgique ont est inexistante a l’etranger, CERTES y a des petits moments de stress en fin de prod, mais JAMAIS JE N’AI EU A FAIRE a tous ces problemmes rencontres dans les boites en belgique.
    Si vous voulez REUSSIR dans la vie et gagner honnêtement votre vie, BOUGEZ, allez dans d’autres pays car la belgique, c’est mort, et enterre!
    Je mets de cote 2 boites que jaime, DIGITALGOLEM, de mon ancien collegue vincent et PAPRIKA, qui sont deux petit coins de paradis :D ou le stress y passe parfois mais ne s’y attarde jamais!!!!

  • imothep85

    Desole pour les fautes, j’ai des touches foireuses sur mon portable :D

  • toto3000

    Bon, en tant que patron de boite, je voulais réagir à ça :
    “Du point de financier je fus surpris de recevoir annuellement ( sans sollicitation de ma part) une augmentation se chiffrant généralement avec un pourcentage a deux chiffres ajustée sur mes performances. Franchement une différence majeure avec la France. Et je ne crois pas que a ce niveau les seules charges sociales soient responsable d’une incapacité des entreprises française a augmenter régulièrement leur employé.” Pas vraiment d’accord, en france les charges sont de 50 à 60% du brut. Cela veut dire que si vous touchez 1200 Net, la boite sort 2400 brut.
    vous voulez 50% d’augmentation, le cout pour la boite double. Vous êtes talentueux, expérimenté, vous voulez doubler votre salaire ? la boite doit sortir le quadruple !
    Ce talent, cette productivité est elle quatre fois supérieure ? Donc nous avons un soucis, rien ne me ferait plus plaisir que de d’augmenter régulièrement et fortement mes salariés, ne serais-ce que pour qu’il restent, mais ça fait exploser les couts de prod. résultat :
    – couts de prod trop chers, impossible de sortir d ela prod locale
    – prod peu ambitieuse + peu d’augmentation : mes employés se barrent a mon sens il ne faut pas inverser causes et conséquences, les charges sont effectivement rop élevées, et plus la part d emain d’oeuvre est importante plus c’est criant

  • Zeb

    @ Toto 3000 Tout d’abord merci de reagir et de donner un point de vue du cote entrepreneur en France.
    Ensuite voila quelques remarques a votre commentaire :
    -Ma comparaison s’axait entre la France et la Californie, hors dans le cas des salaires Californien pour un celibataire la retenue sur salaire brut oscille entre 30% et 35 % , auquel en general l’entreprise ajoute la prise en charge d’une assurance sante ce qui tourne entre 500 et 1500 dollars par mois. L’entreprise cotise elle aussi de son cote pour l’assurance chomage ( tres minimale, et tres limitee dans le temps). Par la suite si je veux cotiser décemment pour une retraite je dois verser une part de mon salaire a une caisse privee, en general le salarie y depose entre 5 et 10% de son salaire par mois, et si l’on desire une couverture en cas de chomage qui soit decente il faut encore cotiser de son cote. L’un dans l’autre pour offrir les memes avantages qu’en France, une entreprise Californienne debourse elle aussi beaucoup proportionnellement en sus du salaire net. -je ne chiffrais pas les augmentations reguliere dont je parlais… 50 % ou 100 % d’augmentation sont des chiffres ridicules , ubuesques. Les temoignages de mes amis et mon experience m’ont surtout montre qu’en France c’est l’employe qui doit partir a la peche a l’augmentation, et que a ce jeu la le taux de reussite est pas forcement eleve, et rares , tres rares sont ceux a avoir decrocher des augmentations excedant les 10% ( pour pas parler de moins). -Votre calcul comme quoi je vous cite : “Vous êtes talentueux, expérimenté, vous voulez doubler votre salaire ? la boite doit sortir le quadruple !
    Ce talent, cette productivité est elle quatre fois supérieure ?”  est fallacieux.
    si vous DOUBLEZ mon salaire vous DOUBLEZ vos charges patronales et donc ce doublement de salaire serait plutot le reflet d’un doublement de productivite ( si la productivite est donc le seule critere d’augmentation, ce qui signifierait que la qualite, la prise de responsabilite ou le depassement des objectifs ne soit pas un critere valable).
    Mais encore une fois si l’employe se voit accorde une augmentation raisonnable de 10 % sur le net, l’entreprise doit donc augmenter la masse salariale de 10% …. de 1200 euros a 1320 net( +10%), le brut passe de 2400 a 2640 ( +10%) Enfin et c’est un autre point important… le pourcentage d’une augmentation se fait toujours sur le brut de la fiche de paye, pas sur le net. Donc une augmentation du brut de 10% se traduit plutot en une augmentation du net de l’ordre de 7%. En tous les cas ce sont toujours en ces termes que j’ai aborde le sujet que ce soit en France ou aux USA. En somme je ne reniais pas qu’en france l’impot soit plus fort , mais j’exprimais mon doute quant a ce que la difference d’imposition puisse justifier a elle seule une telle difference de politique des salaires dans le milieu de l’animation entre la France et la Californie.
    Ensuite je ne veux surtout pas mettre tout le monde dans le meme panier. Toutes les entreprises ne sont pas fructueuses, la concurrence est elevee et beaucoup ne peuvent faire beaucoup de largesse a leur employe. Mon discours vise specifiquement les entreprises qui font du benefice (je ne vais pas en faire une liste mais il serait abusif de nier leur existence). Au sein de Blur beaucoup de projets etaient budgetes en concurrence avec des boites francaises qui pratiquaient des budgets quasi identiques ( a l’epoque ou l’euro etait encore a 1.15 dollar), toutefois j’ai pu constate que les salaires en moyenne a Blur etaient 2 a 3 fois plus elevees qu’au sein des concurrents francais en question. La devaluation du dollar remettant aujourd’hui ce discours en cause , merci de considerer ma remarque comme anecdotique. Merci en tous les cas de ce commentaire qui me donne encore plus l’envie de developper le sujet en profondeur.